On écrit ce qu'on apprend.
Produit, technique et design : comment se construit un assistant vocal à mémoire neuronale.
XNeuronal est disponible sur Android
Un assistant personnel à mémoire, construit sur la façon dont une mémoire humaine hiérarchise, relie et ressort. Ce qu'il fait, ce qu'il ne fait pas, et pourquoi il n'y a ni onglet ni dossier à créer.
Vous l'avez demandé : lire le calendrier du téléphone
Le briefing disait « aucun rendez-vous », le calendrier du téléphone en avait. Comment XNeuronal s'est mis à le lire, et à y inscrire ce qu'on lui dicte.
Une mémoire qui déduit arrive bientôt
Nos outils de notes gardent des mots, pas des souvenirs. Ils ne savent ni qui, ni quand, ni où, et ne reviennent jamais d'eux-mêmes au moment utile. Voilà ce qu'on a construit à la place, et comment être prévenu le jour de la sortie.
Une mémoire qui n'invente pas qui sont les gens
Jusqu'au 24 mai, une personne dont on parlait sans dire qui elle était finissait rangée quelque part, souvent chez les amis. Depuis, l'application sait dire « je ne sais pas encore » : un domaine pour les gens juste nommés, un autre pour les connaissances, un lien automatique entre ce qui se dit dans le même souffle, et des liens qui portent un nom. Et, le lendemain matin, des points tout noirs sur la carte.
Ce qui reste quand on supprime son compte
Le 24 mai, XNeuronal a reçu un bouton « Supprimer mon compte » qui efface vraiment tout sur le serveur, et le grand ménage des réglages a cessé de laisser traîner des rappels et des transcriptions derrière lui. Récit d'une matinée sur une question de famille : ce qu'on garde, ce qu'on efface, et ce qui appartient à qui.
Une mémoire qui ne se répète pas
Tu racontes trois fois la même chose en trois semaines, avec des mots différents. Jusqu'au 22 mai, l'application en gardait trois souvenirs distincts, et le mécanisme censé les reconnaître n'avait jamais fonctionné une seule fois. Ce qui a été réparé, comment un souvenir est reconnu sous une autre formulation, et les deux gestes qui te permettent de faire le ménage toi-même.
Une constellation qui grandit à mesure que tu parles
Jusqu'au 22 mai, le milieu de l'écran d'accueil montrait la même orbe à tout le monde, une démonstration qui ne changeait jamais, quoi que tu lui racontes. Depuis, c'est ta mémoire qui s'y dessine, point par point, dès le premier souvenir. Comment cette carte est animée, pourquoi le seuil de vingt souvenirs n'a pas tenu la journée, et deux autres corrections du même jour : la mise en forme des fiches, et la question « qu'est-ce que j'ai la semaine prochaine ? ».
Ce que l'application choisit de ne pas retenir
La météo de demain, l'état de la route, le score d'hier soir : si tout ce qu'on demande devenait un souvenir, la mémoire serait un tiroir plein de tickets de caisse. Comment l'application a appris à montrer sans retenir, et à garder quand même l'information sous la main le temps de la conversation.
Quand les consignes de l'assistant tenaient en mille lignes
Mille lignes de règles, de contre-exemples et de cas particuliers, relues avant chaque réponse, et un assistant qui perdait le fil deux phrases plus loin. Le 21 mai, tout a été réécrit en une spécification courte qui dit ce qui est vrai plutôt que ce qu'il faut faire. Ce que ça change quand tu lui parles.
De quoi on parlait la dernière fois ?
La mémoire longue tenait, mais le fil de la conversation se perdait à chaque écran éteint ou changement d'application. Comment, en un après-midi, l'assistant a cessé de passer pour amnésique alors que ses souvenirs étaient intacts.
Quand ce n'est pas toi qui parles
Le téléphone passe à ta femme, à ta fille, à un ami, et tout ce qu'ils disaient finissait dans ta mémoire comme si c'était toi. Comment l'application a appris à savoir qui parle, à qui elle attribue ce qu'elle retient, et pourquoi le propriétaire, lui, ne change jamais.
La conversation qui survit aux coupures
Tu parles à l'application dans le train, le réseau saute dix secondes, la liaison se refait toute seule. Avant le 19 mai, elle revenait en ayant oublié de quoi vous parliez. Comment le fil de la conversation a cessé d'appartenir au câble pour appartenir à la personne, et pourquoi une erreur passagère ne l'efface plus.
Quand une phrase contient trois souvenirs
« Ma femme s'appelle Claire, ma fille a onze ans, mon fils dix-huit » : une phrase banale, trois choses à retenir, et rien de retenu. Comment, en une soirée, la mémoire a appris à compter les faits d'une phrase, à se taire quand elle retient, et à rallumer tout un voisinage à partir d'un indice.
Un briefing qu'on peut toucher
Le matin, l'application te dit « tu as trois événements aujourd'hui ». Et ensuite ? Comment ce résumé est devenu une porte vers le premier rendez-vous, comment la vue Mois de l'agenda a cessé de s'enfuir quand on touche un jour, et pourquoi tout texte qui nomme une chose doit mener à sa fiche.
Les liens étaient là, personne ne les suivait
Une mémoire écrivait consciencieusement les liens entre ses souvenirs, et ne les relisait jamais au moment de se souvenir. Comment un seul saut dans le graphe, un seuil à trois, et une carte épinglée en tête ont changé ce qu'elle sait retrouver.
La fiche qu'on peut corriger à la main
Une fiche dictée n'est jamais tout à fait juste. Comment elle est devenue corrigeable au doigt, du mot mal entendu à la case qu'Android refusait d'afficher.
Une image pour chaque fiche, et pourquoi elle se trompait
Une recette mérite une photo, pas un dessin. Comment chaque fiche a reçu son image en un après-midi, et pourquoi elle a d'abord montré tout sauf le plat.
Quand l'assistant dit « OK je regarde » avant de répondre
Cinq secondes de silence ressemblent à une panne. Comment, en un jour, l'écran et la voix ont appris à dire « j'écoute », « je réfléchis » et « je cherche ».
Remplir des cases plutôt qu'écrire du texte
Une note qui revient en pavé de texte oblige à tout relire. Comment nous avons inversé le rapport : l'écran déclare un gabarit, la mémoire remplit les cases.
Une liste sans onglet
Il fallait pouvoir consulter ses mémos et ses tâches. Il ne fallait pas ajouter d'onglet. Comment un geste latéral a réglé la contradiction, et pourquoi les fiches ont cessé d'arriver vides.
Le compte qui empêche de perdre sa mémoire
On peut utiliser XNeuronal sans compte, et c'est voulu. Mais une mémoire attachée à un seul téléphone disparaît avec lui. Récit d'un chantier sur la confirmation par courriel, le mot de passe oublié, et la façon d'inviter sans forcer.
Tes réglages font partie de ta mémoire
Un choix qui disparaît à la réinstallation n'a jamais été retenu, juste posé quelque part. Pourquoi les préférences ont quitté le téléphone pour la mémoire.
Chercher le web à la voix
Une IA qui répond à une question sans aller vérifier finit par inventer avec assurance. Pourquoi nous avons branché une vraie recherche web dans la conversation, avec ses sources citées.
Un dock, deux modes
Passer de la voix au texte ne devrait pas être un geste à deviner. Comment un unique petit dock, avec deux nœuds reliés par un fil de lumière, a remplacé un bouton qui changeait de forme et un balayage qu'il fallait apprendre.
Le vrai push-to-talk
Un bouton qui te coupe la parole n'est pas un vrai push-to-talk. Pourquoi nous avons quitté la reconnaissance vocale du téléphone pour reprendre la main sur ce que veut dire « tenir le bouton ».
Une mémoire à étages
Une mémoire qui garde tout finit par se noyer dans son propre bruit. Comment nous avons introduit des étages (et une boîte de réception) pour que XNeuronal sache quoi te rappeler en priorité.
Le temps réel, sans rechargement
Une conversation n'est pas une suite de formulaires. Pourquoi XNeuronal repose sur un canal qui reste ouvert, et non sur des requêtes isolées.
Construire une voix : parler, comprendre, répondre
Derrière une simple conversation, trois étages de traitement et un parti pris de sobriété. Comment nous avons monté le pipeline vocal.
D'où vient l'idée d'une mémoire qui range à ta place
Capturer une information n'a jamais été le problème. La retrouver, si. Retour sur l'intuition de départ de XNeuronal.
Pourquoi nous avons supprimé les onglets
Les apps de productivité empilent des écrans. XNeuronal a fait l'inverse. Voici pourquoi une seule page change tout.
Comment fonctionnent les neurones
Chaque chose que tu dis devient un nœud relié aux autres. Exploration de notre architecture mémoire vectorielle.
Concevoir une interface qui ne se voit pas
La meilleure ui est celle que l'on n'utilise jamais. Retour sur 14 itérations de l'orbe central.































